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Actualité du 3 avril 2019
à 14h

La Coopération Sud-Sud

 

*Agenda scientifique

Dans le cadre du Quarta Curta, festival de courts métrages luso brésiliens, le département d’études des mondes hispanophone et lusophone reçoit Ângela Camana, sociologue, chercheure invitée au Laboratoire d’Anthropologie Sociale (LAS)/EHESS.

ProSAVANA

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thématique | intervenante

Ângela Camana parlera, en portugais, de la Coopération Sud-Sud : des tensions, conflits et alliances dans le cadre du projet de développement local agricole ProSAVANA.

ProSAVANA, la coopération Sud-Sud

En 2011, les autorités du Mozambique lançaient un ambitieux programme de développement agricole baptisé ProSavanna. Il s’agissait d’accroître les rendements et moderniser les pratiques agraires dans les régions de savane tropicale, au centre et au nord du pays. En tout, le programme devait concerner 600.000 hectares de terre dans six régions et entraîner le déplacement d’un demi-million de personnes. Il s’agissait de réaliser un vaste espace de cultures industrielles rentables à l’export, comme le coton, le soja et le maïs.
Son originalité, mais aussi son point faible, reposait sur un accord entre le Japon, le Mozambique et le Brésil. En fait, il s’agissait de reproduire en Afrique le spectaculaire développement agricole de la région du Mato Grosso au Brésil. A la fin du 20e siècle (1970-1990), la région d’Amérique du Sud, réputée peu fertile, avait été transformée en grenier à blé et en région du soja. Cela grâce à la technologie et aux capitaux du Japon.
Dans le Mato Grosso des fortunes s’étaient faites, et l’ambition était de reproduire cela au Mozambique. Les grands propriétaires terriens du Mato Grosso auraient été de la partie, flairant la bonne affaire. Ils auraient apporté leur expérience, d’autant qu’on leur promettait des locations de terre à bas prix. Le Japon, par l’intermédiaire de son agence de coopération internationale (JICA), et le Brésil, auraient amené les fonds et le savoir-faire. Une enveloppe de 36 millions de dollars était prévue pour financer le projet.
Or, il y a quelques temps, certains paysans de la région ont vendu à vil prix leur droit à cultiver leur lopin de terre à une compagnie Luso brésilienne, Agromoz. Celle-ci produit désormais du soja sur 10.000 hectares. Localement, l’affaire a été vécue par les paysans comme une spoliation. [sources : France info] Lire la suite

Ângela Camana, sociologue

© Ângela CamanaAprès des études en sciences sociales à l’Universidade Federal do Rio Grande do Sul (Brésil), Ângela Camana est actuellement doctorante en sociologie dans la même Université et chercheure invitée au Laboratoire d’Anthropologie Sociale (LAS)/EHESS. Dans ses recherches, qui portent principalement sur les relations entre la nature et la culture, elle étudie l’émergence des conflits environnementaux au nord du Mozambique, dans le domaine de l’agriculture. Elle observe les tensions nées de différences entre les connaissances agricoles traditionnelles et les techniques modernes offertes par l’État. Elle a conduit des recherches de terrain au Mozambique (2017, 2018) où elle était chercheuse invitée à l'Observatório do Meio Rural/OMR.
Type :
Rencontres / débats
Lieu(x) :
Campus Porte des Alpes
Salle de conférences de l'IUT Lumière

mise à jour le 27 mars 2019


Lieu

Salle de conférences de l'IUT Lumière
campus Porte des Alpes
accès tram T2 - Parilly-Université-Hippodrôme
entrée libre et gratuite


Contact

Fernando Floriani Petry, lecteur en portugais
UFR des langues

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